Depuis 2020, avec la crise sanitaire et le télétravail, les signalements en matière de cybercriminalité ont explosé et Yahoo n'est pas la seule marque dont l'image est détournée par des pirates informatiques. L'étude nous indique que la deuxième entreprise la plus souvent utilisée pour ces campagnes d'hameçonnage est DHL, avec 16 % des e-mails concernés qui arborent le logo du service de livraison. Microsoft complète le podium, à la troisième position, avec 11 % des courriers électroniques. Parmi les autres marques les plus fréquemment usurpées, on retrouve également quelques-uns des plus grands noms de la tech mondiale comme Google, LinkedIn, WeTransfer, Netflix, mais aussi la banque HSBC et l'entreprise de livraison FedEx.

La cybermenace n’épargne plus personne ni aucune organisation. Aujourd’hui, quelques heures suffisent pour rendre totalement inopérantes des entreprises de la taille d’une multinationale ou des administrations touchant des centaines de millions d’usagers, quand ce n’est pas la stabilité même d’un État qui est visée. Les fuites de données et les vulnérabilités informatiques subissent une inflation galopante. Plus inquiétant est le constat d’un certain glissement. Si les particuliers continuent d’être exposés, les utilisateurs professionnels constituent désormais la cible privilégiée à atteindre. Attaquer le monde des entreprises et des institutions se révèle plus profitable. L'étude révèle que la technologie est le secteur le plus susceptible d'être imité par les hameçonneurs, suivi par le transport maritime et les réseaux sociaux.

L’enrichissement n’est cependant pas le seul dessein des attaques informatiques. Les enjeux de pouvoir entre États, sur les plans politique et militaire dominent également la scène virtuelle. De la cybercriminalité aux cyber conflits, la frontière est à cet égard très ténue. Les services publics et, notamment, les fournisseurs d’utilités, sont devenus des cibles de choix pour les hackers. Écoles, universités, maisons communales et collectivités sont particulièrement visés. Outre une lourde incidence économique, ces cybers attaques peuvent entraîner des conséquences néfastes directes sur notre distribution d’électricité, nos systèmes bancaires ou la disponibilité de tous les services à la population en ligne. La prudence est donc de mise avant d’ouvrir un mail.