Dans cet article, les scientifiques soulignent que « le manque de prudence des politiques et des médias, qui ont pris pour argent comptant la formidable communication de l'industrie pharmaceutique et de ses relais, a empêché une évaluation juste et précise de la balance bénéfices/risques des vaccins contre Covid-19. Cela a entraîné des conséquences terribles, puisque les victimes d'effets secondaires graves, initialement présentés par les autorités et l'industrie comme insignifiants, voire inexistants, commencent à introduire des actions en justice ». 

Mais, ceux qui ont tenté de rappeler la nécessité de respecter le principe de précaution face à un produit expérimental, non testé et lancé à grande échelle, en ont payé le prix fort : « Nous avons lancé un appel à la prudence quant à l'efficacité de la vaccination pour freiner la transmission et la propagation de la maladie et nous avons demandé une évaluation pragmatique du rapport risques/bénéfices de la vaccination. Néanmoins, toutes les tentatives pour tempérer l'enthousiasme autour de la maîtrise de l’épidémie par la vaccination ont également été censurées par les réseaux sociaux, la presse grand public et la presse scientifique », décrivent les auteurs. La censure s'est traduite par « la rétractation d'articles » sur les « problèmes de sécurité des vaccins », par « la suspension de licences d'exercice de la médecine », et même par « l'appel au licenciement » de tous ceux qui voulaient s'exprimer librement sans avoir cédé à « l'autocensure ».

« La vaccination généralisée préviendrait la contamination des sujets à risque », nous avait-t-on martelé. Autrement dit : la vaccination empêche la transmission. Les trois chercheurs marseillais rappellent à quel point cette affirmation s’est avérée fausse, en se référant simplement aux chiffres disponibles en la matière auprès du Johns Hopkins Institute, institut de référence dans le domaine. « Nulle part autour du monde, il n'y a eu d'endiguement de l'épidémie grâce à la vaccination anti-Covid-19 ».

Le scandale des LockDown Files outre-Manche et celui des Twitter Files, ont démontré cette emprise de la sphère politique, notamment à propos de l'exécution du choix des confinements, pourtant scientifiquement et médicalement inutiles, eux aussi, comme l'ont démontré les travaux de l'épidémiologiste John Ioannidis.

Enfin, le cyberharcèlement et le dénigrement en ligne est une autre tactique qui a été utilisée pour discréditer les chercheurs, étiquetés d’anti-vax par la majorité bienpensante pour cliver les populations et les rallier à la pensée dominante.

« Si un ministère de la Vérité n'existe pas, le ministère de la Santé a préféré imposer des vérités qui n'en étaient pas. Ou, en tout cas, qui étaient dénuées de bases scientifiques fiables ». Face à ce système de censure et de coercition, la candeur de ces décideurs ou acteurs, drapée dans un discours du type « on ne savait pas à quel virus on avait affaire... », tenu a posteriori, ne peut être ni  acceptée ni excusé : « quiconque observe les données scientifiques en temps réel (taux de mortalité du virus, mutations du virus...) ne pouvait ignorer que les mesures prises à l'encontre de Covid étaient plus politiques que sanitaires : soit elles étaient inadaptées, soit elles étaient disproportionnées ».

Enfin, « Un problème éthique majeur est le conflit d'intérêt avec les big tech, qui est actuellement encore négligé par la plupart des revues, alors qu'il est au contraire responsable de l'inconduite scientifique », ponctuent les auteurs.