Thomas Dermine : Le champion d’un populisme économique de mauvaise facture

Surfant sur un capitalisme prétendument « outrancier » et sur les effets de la désindustrialisation sur les inégalités et la cohésion sociale, le populisme économique fait une percée spectaculaire. Et Thomas Dermine (PS), Secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, adjoint au ministre de l’Economie et du Travail, en joue à souhait. On le sait économiste de formation, ce qui lui permet d’en tirer profit encore mieux. Il pilote le Plan de Relance et veut « faire rêver à nouveau les Wallons ». La morosité reste cependant le climat ambiant. Il en rajoute alors une couche et alimente le clivage Nord/Sud : « La Flandre vit pour partie au crochet du Fédéral » (sic !). Non seulement, c’est très mal connaître l’économie flamande, mais en outre c’est un biais cognitif qui nuit à une pensée rationnelle et attise la fracture sociale. Non, les peuples ne sont pas menacés par une idéologie libérale égocentrique et déconnectée. Quelle piètre raccourci-clavier ! Le concept polymorphe, et aux facultés d’adaptation sournoises, s’auto-alimente d’une insécurité ethnoculturelle et non d’une insécurité économique. Et il est trompeur de faire croire autre chose pour ratisser large à des fins électorales. Alors oui, on a besoin de changement sur le plan économique, mais surtout d’un véritable changement de stratégies politiques. Sinon, le nuage va continuer à gonfler. Et on ne vous pardonnera pas la supercherie, monsieur Dermine, sous prétexte de votre « jeune âge » politique.
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