Psychologie politique du complotisme : l’argument phare du « groupe du bien »

C’est l’un des sujets majeurs de la sociologie d’aujourd’hui. La pensée conspirationniste ne cesse de constituer le contexte politique, du fait même des conflits et des incertitudes qui le sous-tendent et l’alimentent. La montée en puissance du soupçon du complot démontre, à tout le moins, l’échec d’une communication transparente au niveau collectif. Et c’est là que disparaît toute forme de rationalité. Le camp du « bien » s’oppose au camp du « mal », chacun se nourrissant des représentations que chaque groupe produit, l’autre étant dans son prisme en lecture l’ennemi imaginé. Pire, aux fins de réassurance, la construction morale du groupe dominant catalogue les minoritaires de complotistes, l’arme suprême du politiquement correct pour disqualifier la contestation et la rendre impossible. Le mot tue. Il interdit toute analyse avec sens critique. Pourquoi une telle perte de discernement massif ? Patrice Gibertie, professeur d’histoire et de géopolitique, parle au micro de France Soir d’« un besoin anthropique de l’Homme de s’identifier comme un représentant du bien ». Mais avec cette polarisation de la société, dans un effet délétère pervers, on perd la capacité à la conversation sociale.
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