Électricité nucléaire et émissions de CO₂ : un combat commun pour le bien des citoyens

Je suis docteur en sciences de l’université de Louvain et maître en sciences météorologiques du Massachusetts Institute of Technology. Ma spécialité est la climatologie. J’ai consacré plus de 50 ans de ma vie à essayer de comprendre comment le climat fonctionne et varie dans le temps et dans l’espace. Le climat résulte des phénomènes qui se passent dans l’atmosphère, les océans, les glaces, les sols et le monde vivant, ainsi que de leurs interactions complexes. Le moteur du climat est l’énergie que la Terre reçoit du Soleil. Cependant, les gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone (CO₂) et la vapeur d’eau, jouent un rôle fondamental dans l’intensification de l’effet de serre à l’origine du réchauffement global actuel. Ce sont deux des raisons pour lesquelles je me suis intéressé aux relations Climat-Société et aux énergies dont nous disposons sur Terre. Dès les années 70, j’ai écrit des articles sur l’effet de serre et l’impact des activités humaines sur le climat. Je me suis rapidement concentré plus particulièrement sur l’électricité, car vu sa facilité d’emploi c’est un vecteur dont la société pourra de moins en moins se passer. De plus, le Protocole de Kyoto, signé en 1997 et la Commission AMPÈRE créée en 1999 devaient veiller à ce que les pays réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012, pour la Belgique de 7,5 % par rapport à la période de référence 1990. J’ai donc voulu voir comment on pourrait éventuellement atteindre cet objectif et j’ai développé plusieurs scénarii. Ceux-ci indiquent depuis longtemps le choix du nucléaire.
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