Dans toutes les villes du monde, une fois la nuit tombée, les commerces tirent leur révérence pour céder la place aux bars et aux boîtes de nuit. Cette vie nocturne représente un véritable attrait touristique et économique. Pour développer ce capital, certaines villes comme Amsterdam ont élu des maires de la nuit, Leur mission? Agir à la tombée de la nuit sur tous les problèmes liés à la vie nocturne. Il veille à une vie nocturne dynamique et aide à créer des ponts entre la ville, les établissements de nuits et les riverains en facilitant une compréhension mutuelle pour transformer l’approche habituelle du monde de la nuit. Le résultat ? Faire prendre conscience aux autorités que la nuit n’était pas à apprécier différemment que le jour et que lorsqu’un problème survient, il ne faut privilégier la discussion et la médiation à la répression.

L’exemple le plus caractéristique en matière de vie nocturne est certainement l’ex-maire de la nuit d’Amsterdam, Mirik Milan, auparavant promoteur de soirées. Alors que la vie nocturne de la capitale est en sérieux déclin, il est élu, en 2012, nachtburgemeester pour redresser celle-ci et redynamiser la nuit dans cette ville où tant la prostitution, la drogue et les clubs undergrounds sont légion. Mirik Milan souhaite alors faire de la ville une 24-hour-city, à l’instar de Londres ou Berlin. Il collabore en ce sens avec le politique pour proposer de nouvelles lois. Les acteurs de la nuit lui doivent ainsi notamment une chose importante pour la vie nocturne locale : la licence 24 heures sur 24 pour une dizaine d’établissements nocturnes situés dans le même quartier, de quoi structurer la vie nocturne et lui permettre de s’étendre en bonne intelligence. Au NY Times, il explique que « l’erreur consiste à fermer tous les clubs à la même heure, provoquant ainsi une descente massive de gens dans les rues, des gens évidemment bruyants. Ce qui cause un tas de problèmes et des nuisances pour les résidents dans ces zones ». La licence 24 heures sur 24 permet également de rentabiliser doublement un site, comme c’est le cas pour Radion Amsterdam, Situé à la périphérie de la ville, près de l’aéroport de Schiphol, l’endroit est un café et un espace artistique le jour et il se transforme en un bunker disco. Le résultat n'est pas seulement une diminution du dérangement pour le voisinage, mais un regain de la réputation d'Amsterdam en tant que capitale de la vie nocturne.

« Il faut une politique de long terme pour le Fuse et l'ensemble de la vie nocturne bruxelloise », ont affirmé le 25 janvier dernier le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS) et le secrétaire d'État bruxellois à l'Urbanisme, Pascal Smet (Vooruit). Les espaces cultures et la vie nocturnes doivent être protégés. Le maire de la nuit pourrait être une piste de solution.