le 7 Janvier 2022, l’AFP annonçait que la vaccination ne provoquait pas de « changement cliniquement significatif » du cycle menstruel. Dans le silence de la médecine, dans le silence des institutions, Mélodie Feron, qui a elle-même vécu des effets secondaires invalidants, récolte des témoignages de femmes en détresse. Le compte Instagram du collectif, qui compte 18.300 abonnés, est devenu un véritable espace d’expression pour ces femmes laissées seules face à un brutal bouleversement de leur vie. 

« Je m’appelle Mélodie, j’ai 37 ans. Après ma vaccination contre la Covid-19 en été 2021, j’ai commencé à souffrir de problèmes avec mes cycles menstruels. En en parlant autour de moi, j’ai vite réalisé que beaucoup de femmes étaient dans la même situation », écrit la jeune femme en présentation sur sa page d’accueil.

Les nombreux témoignages récoltés mentionnent, entre autres, des aménorrhées (plus du tout de règles), parfois des hyperménorrhées ou ménorragies (des règles anormalement abondantes et prolongées), y compris chez les femmes ménopausées. Certaines femmes souffrent du syndrome des ovaires polykystiques (connue pour être la principale cause d’infertilité) d’autres ont dû subir une hystérectomie (ablation de tout ou partie de l’utérus). Toutes partagent la même inquiétude, celle de leur santé, les plus jeunes s’inquiétant aussi de leur fertilité.

Le Comité d'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) est le comité de l'Agence européenne des médicaments (EMA) chargé d'évaluer et de surveiller la sécurité des médicaments à usage humain. Le 28 octobre 2022, il déclare dans un communiqué que « les saignements menstruels abondants peuvent être considérés comme un effet indésirable potentiel des vaccins Comirnaty [Pfizer] et Spikevax [Moderna] », rapporte l’Agence nationale de sécurité du Médicament, sur son site. « Ce symptôme sera ajouté dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices de ces deux vaccins», peut-on lire. Voilà, à tout le moins une reconnaissance officielle, même si partielle, de l’existence effective d’effets indésirables consécutifs aux vaccins.

Pour déposer un témoignage : www.ouestmoncycle.com

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