Les revendications des manifestants : relayer les aspirations du peuple iranien à renverser le régime des mollahs pour le remplacer par une république démocratique. Ils appellent également l'Union européenne à considérer les gardiens de la Révolution islamique comme une organisation terroriste. « Par leurs sacrifices, les Moudjahidines et les Fedayins ont imprégné le tissu de la société iranienne de l'idée de changement de régime et de révolution. Cependant, en l'absence des véritables leaders, qui ont été tués sur le terrain ou emprisonnés, Khomeini a détourné la révolution (…) Nous nous trouvons au milieu d'une nouvelle révolution démocratique, où notre peuple aspire à une république démocratique libérée de la torture, de la violence, de l'oppression et de la dépendance. N'oublions pas que la dictature, qu'elle soit drapée d'un turban ou d'une couronne, reste une dictature (…) », a tenu à rappeler Maryam Radjavi est la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne.

LE CNRI demande que Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC) soit ajouté à la liste des organisations terroristes désignées par l'Union européenne. « L'ère des concessions accordées aux mollahs est révolue. Ce n'est pas le moment de cultiver des relations constructives avec un régime qui perpétue les atrocités par des exécutions et des massacres. Au contraire, il est impératif de présenter des excuses sincères au peuple iranien pour son soutien passé à la tyrannie religieuse. Le peuple iranien a le droit fondamental de réclamer son pays des chaînes du fascisme religieux, et la vaillante jeunesse a le droit de se défendre contre l'IRGC, les agents secrets et le barrage de balles qui leur transpercent les yeux, la tête et le cœur. Le monde doit reconnaître officiellement ces droits au peuple iranien ».

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Guy Verhofstadt a ensuite pris la parole pour défendre un Iran libre et démocratique. Il a rappelé combien il est impératif de ne pas oublier les otages injustement emprisonnés par le régime : « (…) Il faut arrêter la violence en Iran, arrêter les tueries, arrêter les abus de pouvoir, arrêter aussi le recours croissant à la peine de mort et d'apporter au peuple iranien tout le soutien dont il a besoin (…) La première chose qu'il faut faire comme Européens, c'est imposer des sanctions beaucoup plus massives sur ceux qui sont responsables (…) Il faut avec ces sanctions, essayer de briser la colonne vertébrale du régime des mollahs (…) Et troisièmement, troisièmement, l'Europe doit faire beaucoup plus pour que soient libérés immédiatement les otages en Iran, qu'ils soient touristes, journalistes ou travailleurs d'ONG injustement emprisonnés et ce, sans concessions, car toute concession sous n'importe quel prétexte, poussera le régime à prendre encore plus d'otages pour faire pression sur nous (…) Ce qu’il est impossible de faire depuis 40 ans doit devenir possible ».