Près de 8 usagers motorisés des voiries de Bruxelles sur 10 déclarent ne pas avoir modifié leurs moyens de déplacement dans Bruxelles ces 6 derniers mois. Donc 2 sur 10 auraient changé. Ces changements sont relatifs : 7,15% déclarent avoir plus utilisé le vélo, tandis que 1,22% déclarent l’avoir moins utilisé. 79,8% des personnes ont été confrontées plus souvent (20,2%) ou beaucoup plus souvent (59,6%) qu’avant (ces 6 derniers mois) à des embouteillages dans Bruxelles. L’estimation du temps moyen perdu dans les embouteillages est de 28 minutes, pour chaque conducteur, en moyenne chaque jour.

Il n’y a aucune différence statistiquement significative entre hommes et femmes concernant l’opinion sur la satisfaction de la mobilité dans la Région. En revanche les non-habitants Bruxelles, donc essentiellement les navetteurs sont pratiquement tous (93,8%) insatisfaits de la mobilité dans Bruxelles. « C’est d’autant plus regrettable que de nombreux navetteurs contribuent à l’économie de la Région, et n’y trouvent pas les moyens et facilités auxquels ils devraient avoir droit en raison de leur contribution active à la vie de la RBC », estime Mauto Défense

De nombreuses personnes renoncent à une activité dans Bruxelles en raison des difficultés de circulation. Ce sont surtout des renoncements concernant les commerces (62,5%) et restaurants (48,2% / 35%) qui sont impactés, puis certaines activités de loisir (47,6). Et même dans la situation actuelle de crise, 5,5% des personnes renoncent à un emploi ce qui est loin d’être négligeable. 15% des personnes renonceraient à une visite médicale ou à des soins de santé, ce qui, outre les problèmes de santé qui peuvent se poser pour elles, amènerait les professionnels de santé à reconsidérer leur implantation dans la Région

Les conditions de réduction de la mobilité dans Bruxelles ont entraîné pour 54,3% des personnes un accroissement des dépenses pour un même déplacement (augmentation de la consommation de carburants, allongement des parcours, parkings, transports en commun plus chers que l’automobile,

etc.).

75% des personnes utilisant un véhicule motorisé pour leurs déplacements dans Bruxelles déclarent ne pas pouvoir se passer de ce type de véhicule. Une raison principale (53,2%) c’est le déplacement dans Bruxelles avec des charges (valises, sacs lourds, courses, etc.). Pour plus de 50% des personnes, c’est l’état physique (handicap, âge, mobilité réduite, état de santé) qui serait la raison principale rendant indispensable l’usage d’un véhicule motorisé dans Bruxelles. 

« Il est à souligner que ces différents facteurs qui rendent indispensable l’usage d’un véhicule motorisé dans Bruxelles ne sont pas pris en compte par Bruxelles-Mobilité, qui feint de les ignorer, voire les dénie tout simplement. L’exemple d’avoir omis purement et simplement les PMR (au nombre de 400.000 dans Bruxelles) dans l’enquête Good Move illustre la forme de mépris que l’actuelle direction de Bruxelles-Mobilité porte aux personnes qui ne correspondent pas à leurs normes sociodémographiques. Prendre en charge la mobilité dans Bruxelles c’est aussi tenir compte des différents facteurs qui interagissent avec elle et pas uniquement la sempiternelle argumentation climatique ou planétaire, qui a bon dos », fustige Mauto Défense 

Les résultats complets de cette enquête sont publiés ici : https://www.mautodefense.org/surveys/barom%C3%A8tre-de-la-mobilit%C3%A9