On ne présente plus la biométrie et ses applications de plus en plus multiples. Elle voit son utilisation fortement progresser notamment dans le monde du paiement, où sont proposées de plus en plus de solutions basées sur cette méthode : la carte bancaire et le terminal de paiement à lecteur d’empreinte en sont deux bons exemples. C’est maintenant au tour de l’iris et de nos yeux, par le biais de la reconnaissance rétinienne, de jouer un rôle dans le paiement.

« C’est la société américaine iBeta qui a été choisie pour collaborer au projet de certification. Le terminal biométrique de PayEye a été soumis à une série de tests portant sur 14 types d'attaques différents - définis par les protocoles de test de la FIDO - et a repoussé plus de 300 tentatives d'attaque, atteignant ainsi un taux d'erreur d'acceptation des attaques de zéro », peut-on lire dans un communiqué.

« Aucun autre fournisseur de services de paiement n'a jamais combiné deux caractéristiques biométriques humaines indépendantes d'une manière aussi naturelle et intuitive. Nous avons choisi l'iris et le visage comme expérience utilisateur ultime, car ces traits sont largement disponibles, sans contact et hygiéniques. Nous pensons que notre solution est l'avenir des paiements », déclare Daniel Jarząb, PDG de PayEye. Concrètement, il suffit de télécharger l'application gratuite dédiée, de créer un compte, de prendre un selfie et de brancher sa carte de paiement. Ainsi, lors d'un achat, il n'est pas nécessaire de sortir de l'argent, un téléphone ou un portefeuille. Le paiement se fait en un clin d'œil.

Selon une enquête menée par Visa, il apparaît que deux consommateurs européens sur trois y sont favorables et 50% des utilisateurs sont vraiment convaincus que de telles applications permettraient une expérience de paiement plus rapide et simplifiée en comparaison à des méthodes de confirmation traditionnelles via un code PIN ou un mot de passe. En outre, près 30% pense qu’une telle authentification protège mieux les données de sécurité en cas de perte ou de vol du smartphone. A choisir toutefois, 50% des personnes interrogées préfèreraient la méthode de l’empreinte digitale comparée à celle du cristallin.

Bémol, selon une étude menée par Mastercard cette fois, les Belges sont un peu plus réservés que leurs voisins européens : seul un sur trois serait favorable à ces nouveaux types de paiement.