Il faut absolument lire les derniers bouquins de Laurent Alexandre sur le tsunami qui se prépare avec l’intelligence artificielle, plus particulièrement la toute dernière version d’OPEN AI, ChatGPT4 omnis. C’est de la science-fiction mais avec une fiction qui dépasse la réalité.

Comme de coutume, les hordes de crétins ne voient rien venir, trop heureux de pouvoir vivre le néant de leurs petites vies médiocres dans un monde qui répond parfaitement à leurs plus basses aspirations mercantiles.

Le nihilisme est à la mode aujourd’hui… Il n’est d’ailleurs pas près de disparaître quand la toute grande majorité de la population ne connaît rien, ne s’intéresse à rien, n’étudie rien, ne transmet rien. La connerie est devenue le dénominateur commun le plus répandu, le plus équitablement partagé dans un monde qui ne demande finalement qu’une saine bestialité assumée dans un petit pavillon de banlieue au milieu d’une famille nucléaire héritée de leurs banals ébats de reproduction.

Sortir par hasard du néant pour le vivre inconsciemment avant d’y retourner le plus tard possible confirme la loi de Murphy qui soutient que tout ce qui est susceptible d’aller mal ira mal !!! Un bon sujet de réflexion pour 99 % de la population qui ne se pose même pas la question en observant distraitement le comportement de son chien favori dont elle envie l’insouciante qualité de vie. L’affreux ‘Métro – Boulot – Dodo’ ne signifie rien pour Milou qui n’attend qu’une caresse et sa boîte de Canigou avant de s’endormir sur son coussin moelleux de Tom &Co.

Veaux, vaches, cochons… et moutons !

Mais pendant que le troupeau bêle, l’esprit de certains bergers bouillonne. Le génie humain est rare mais il existe bel et bien pour nous préparer un monde de nouvelles opportunités inimaginables à ce stade alors qu’elles seront pourtant les addictions de demain.

Qui pouvait prévoir en 1980 les progrès fulgurants de la micro-informatique, des réseaux sociaux, des neuros sciences, des data centers, de l’intelligence artificielle qui va rapidement bouleverser nos modes de vie ? Il a fallu des Alan Turing, Bill Gates, Laurent Alexandre, Sam Altman, Elon Musk, Steve Jobs, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, pour tout chambouler en quelques générations.

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Ces génies visionnaires considèrent les nihilistes comme des crétins à qui ils imposent leurs nouveaux modes de consommation. Le troupeau s’empresse normalement de les adopter pour faire leurs fortunes colossales.

Demain, il y aura ceux (1%) qui joueront le match, les immortels, devant ceux (99%), les usagers, qui le regarderont s’ils ont encore les moyens, de se payer un ticket de stade avant de se contenter de devoir rester chez eux devant la télévision, la machine à fabriquer ces cons dont ils ont besoin pour acheter en masse leurs superbes inventions.

Personne n’est éternel, même pas les Patriarches de la Genèse dont la Bible nous prétend qu’ils vivaient parfois 900 ans. Ce n’est pas mal mais pas encore assez pour ceux qui rêvent de vaincre définitivement la mort comme ce premier Empereur de Chine, Qin Shi Huang, qui s’empoisonnait au mercure en nous laissant son mausolée souterrain contenant plus de 7000 guerriers, 600 chevaux et 100 chars de terre cuite pour défendre son repos éternel.

Grâce aux manipulations du génome, Laurent Alexandre voudrait croire à la vie éternelle. Grincheux n’y croit pas sérieusement. La science allongera certainement la durée moyenne de la vie humaine mais est-ce vraiment un progrès ? Pire encore, est-ce vraiment souhaitable ?

Pour la toute grande majorité des humains, je pense qu’il est urgent de ne pas prolonger le supplice, qu’il vaut mieux se retirer avant de s’ennuyer quand on n’y comprend plus rien, que l’adaptation aux nouvelles normes devient trop pénible, que c’était mieux avant et qu’on en a finalement complètement marre.

Mais ce n’est peut-être pas le cas pour ceux qui veulent s’accrocher tant ils savourent les nouvelles opportunités offertes par la science. Tant mieux pour eux en leur souhaitant la pleine réussite de leurs projets transhumanistes qui ne sont plus les miens.

Ceux qui ont rempli leurs vies vivront dans le souvenir de la Pléiade d’hier, le Larousse ou le Petit Robert, dans Wikipédia et les Datacenters de demain, sans oublier les rares êtres qui les auraient aimés (?). Les autres retourneront au néant qui convient parfaitement à cette majorité de crétins. Même les immenses Datacenters en perdront rapidement la trace alors qu’ils conserveront précieusement celle des génies qui auront réussi à faire progresser nos civilisations.

L’éternité est un leurre, l’immortalité, dans le cloud virtuel, devient effectivement une réalité réservée au plus petit nombre, ceux qui ont refusé le nihilisme ambiant pour accomplir ce que les crétins considéraient comme simplement impossible.