Hot Marijke a été membre de UTSOPI de juin 2019 à juin 2020. Elle a quitté le syndicat en claquant la porte, après y avoir constaté plusieurs dysfonctionnements, notamment le non-respect de certaines mesures d’hygiène, dont le port du masque, durant la crise sanitaire. Aujourd'hui, elle pense pouvoir apporter une valeur ajoutée au syndicat des travailleurs du sexe. Daan Bauwens est de son côté sur le grill. Plusieurs autres travailleuses du sexe ont quitté l’Asbl invoquant un malaise ambiant certain à la suite de faits de harcèlement répétés.  

Equal.brussels ayant, à plusieurs reprises, subsidié UTSOPI, notre rédaction à sollicité Nawal Ben Hamou pour connaître sa position actuelle à la lumière des accusations – courriers à l’appui – qui accable Daan Bauwens. Son cabinet nous répond ceci par le biais de sa porte-parole : 

« L’ASBL Utsopi a reçu des financements de la part d’equal.brussels l’administration en charge de l’égalité des chances, en 2020, 2021 et 2022. En 2020, un montant de 15.000€ pour un projet lié à la visibilité et inclusivité des travailleur·euse.s du sexe LGBTQI+, en 2021 le même montant pour des cycles de formations et d’informations, et en 2022, 20.000€ pour un projet sur l’égalité d’accès aux services sociaux pour les travailleu(r)ses du sexe et 10.000€ pour un projet de lutte contre la stigmatisation des travailleur.ses du sexe.
Comme pour toute subvention, tout dossier doit faire l’objet d’une remise de justificatif, condition sine qua non à la libération de la 2ème tranche de la subvention et à la clôture du dossier.
Pour 2020 et 2021, les dossiers sont clôturés. Pour 2022, les projets se terminent les 15 juillet et 31 décembre 2023 et ils ne sont donc pas encore clôturés et l’examen des pièces justificatives de la réalisation du projet conformément au dossier retenu n’a pas encore eu lieu.
J’ai bien pris connaissance des trois témoignages anonymes transmis et du courrier d’ESWA. Les faits qui y sont relatés sont de nature très inquiétante et je ne peux qu’encourager les victimes à déposer plainte auprès des services de police (…)
Depuis ma prise de fonction, j’ai apporté un soutien financier au secteur associatif travaillant avec les travailleuses et travailleurs du sexe, que ce soit Alias, Pag-asa, Utsopi ou d’autres structures associatives au plus près des besoins des personnes concernées. C’est une évidence que ce soutien financier doit permettre de remplir les missions que les associations ont proposé dans leurs dossiers de candidatures et participer au bien-être et à la sécurité des personnes concernées.
Mon administration equal.brussels a contacté les instances dirigeantes d’Utsopi. Si des informations judiciaires venaient à leur être communiquées, les décisions de soutien financier seront réévaluées.
De manière plus large, j’apporte et j’apporterais toujours tout mon soutien à toutes les personnes malheureusement victimes de violences et condamne fermement tout acte de violences à l’égard des travailleuses et travailleurs du sexe ».
 

Affaire à suivre donc …

Notre rédaction a pris plusieurs fois contact avec Daan Bauwens pour lui permettre, comme de droit, de nous donner sa version face à la pluie d’accusations qui l’accablent. Il n’a pas daigné répondre à nos sollicitations.