Déjà la créature humaine la plus massivement régulée et fiscalisée de l’histoire, l’Européen est percuté, assommé, menacé tous les jours de nouvelles ‘régulations’, dont la matrice réside généralement dans le sein des institutions européennes. Toute résistance à ces mesures de coercition est aussitôt taxée d’égoïsme à courte-vue, de résistance au progrès, de menace contre l’avenir, quand ce n’est pas de ‘carbo-fascisme’ (sic). De cette radicalisation extrémiste de la Commission européenne, son dernier enfant, The Nature Restoration Law, offre l’illustration parfaite et comme l’apothéose.

Évitons de nous perdre dans les volutes verbales des spécialistes en communication avec lesquels la Commission travaille, pour aller à l’essentiel : au nom de la restauration de la nature et de la biodiversité, le NRL entend interdire de cultiver une fraction significative des terres agricoles européennes, et soumettre le surplus à mille contraintes qui rendront l’exploitation toujours plus onéreuse et difficile.

Le NRL, s’il devait entrer en vigueur, provoquerait mécaniquement une nouvelle explosion du prix des produits alimentaires et menacerait directement l’autonomie alimentaire de l’Europe. Dit autrement, à la moindre perturbation internationale, l’Europe serait incapable de nourrir ses citoyens. Littéralement.

Cette législation est une atteinte directe aux droits de propriété et d’usage des agriculteurs, des industries et des particuliers. Aussi vrai que la terre qui vous appartient, mais dont autrui vous impose le mode d’occupation, ne vous appartient plus que sur le papier, c’est-à-dire quand il s’agit de payer les impôts y afférents. (Qu’on se rassure : les propriétaires resteraient bien entendu intégralement propriétaires de l’impôt foncier confiscatoire qu’ils payent déjà.)

Pourquoi menacer la sécurité alimentaire des Européens ? Pourquoi cette volonté de saboter directement l’accès des Européens à ces produits alimentaires qui sont tout de même la base de leur survie ? Quels sont ces besoins pressants, asphyxiants, qui justifieraient de jeter aux orties le droit de propriété, de sur-contraindre tout ce qui n’est pas en jachère définitive, de condamner les moins favorisés à se rationner davantage encore quand il s’agit de manger ?

L’idéologie n’a pas besoin de motifs, elle vit entière au pays d’Alice, où l’on croise une profusion de créatures merveilleuses, difformes ou hideuses qui, toutes, ont en commun d’être sans correspondant réel. L’idée, la grande idée des fanatiques écologistes, est que l’Homme est une menace et comme un virus pour Gaïa, pour l’environnement, et que lorsqu’il faut choisir entre cultiver une terre pour nourrir l’homme, ou laisser la terre revenir aux insectes, eh bien sauf impératif immédiat, c’est le moustique et la limace qu’on privilégiera.

Se rappelant qu’ils sont élus et qu’ils ont des comptes à rendre à leurs électeurs, un nombre significatif de parlementaire européens ont dit stop. Le PPE, centre-droit et premier groupe politique du Parlement européen, a clairement rejeté le texte. Le NRA est le pont trop loin, pas de géant vers le grand canyon de l’idéologie pure où se prélasse le commissaire politique en chef de l’environnementalisme européen, le Hollandais, Frans Timmermans. 

On le signalait, deux commissions du Parlement européen - dont l’Agriculture - ont déjà opposé une fin de non-recevoir à la dernière fulgurance verte de la Commission. Dans une démocratie normale, ce désaveu direct d’un texte irrationnel bâclé et tyrannique impliquerait son renvoi à l’auteur, pour qu’il soumette un nouveau projet (ou s’en abstienne). Mais l’UE n’est pas une démocratie normale. 

Raison pour laquelle la Direction environnement de la Commission (DGEnvi), non contente de ne tenir aucun compte de ce double rejet démocratique, est occupée à monter une gigantesque campagne de pression pour obtenir un vote favorable au sein d’une autre commission du Parlement, la Commission environnement. Ce qui redonnerait au NRA quelque espoir de survie.

Par ce motif, la DGEnvi se comporte en tous points, méthodes et langage, comme une vulgaire ONG. Cette dérive est, à notre connaissance, sans précédent dans les annales de l’UE.

La plateforme European Business & Biodiversity est gérée par la DGEnvi. Cette plateforme vient d’envoyer un email aux entreprises membres pour les inviter à participer à des campagnes de lobbying auprès des parlementaires européens afin d'éviter un nouveau vote négatif contre le NRA, cette fois à la Commission environnement. 

Un vent favorable nous a apporté ce mail, daté de Tuesday, June 6, 2023 10:58 AM. Dans cet étrange message, les fonctionnaires de la Commission (sic) demandent à des entreprises (sic) de se joindre à deux campagnes de pressions massives sur des parlementaires organisées par des ONG. 

Ils leur demandent également de participer à une action "Storm" (sic) sur les réseaux sociaux le lundi 12 juin.  Sur le site de la plateforme, la DGEnvi propose un paquet complet d'actions et éléments de communication, jusqu’aux hashtags (sic) et la liste des députés indécis (Renew, PPE et ECR) à cibler au sein de la Commission environnement du Parlement. L'objectif de ces fonctionnaires est d'inonder les boîtes email et les comptes twitter des députés. Ils ciblent encore spécifiquement le Premier ministre belge et le Président Macron en les présentant comme opposés à l'environnement (sic). Parole de… fonctionnaires ! 

Ces procédés odieux, inqualifiables, sont une atteinte directe au règne du droit (Rule of Law) et à la séparation des pouvoirs. Il est regrettable, profondément scandaleux et plus que probablement illégal, pour des fonctionnaires de la Commission, de faire pression sur des parlementaires - qui, contrairement aux fonctionnaires, jouissent d’une légitimité démocratique - et d’exciter la passion, parfois la haine, de la société civile contre lesdits parlementaires. Il est également inacceptable que des fonctionnaires de la Commission clouent au pilori, désignent à la vindicte, les dirigeants démocratiques d’États-membres.

Les fonctionnaires de la commission et spécifiquement la DGEnvi agissent comme ces ONG de type Greenpeace qui n’admettent aucune limite à leurs actions et méthodes. La passion idéologique n’excuse pas tout. Le fanatisme doctrinaire de la fraction de la Commission regroupée autour de Frans Timmermans et de la DGEnvi, s’étend désormais aux méthodes. 

La civilisation européenne est bâtie sur des principes ; elle est une civilisation de liberté et de droit, fondée sur la séparation des pouvoirs. Rien ne justifie de brûler ces principes fondamentaux pour complaire aux délires extrémistes des écologistes européens.

Le NRA, probablement la législation la plus aveuglément extrémiste jamais envisagée en Europe depuis 1945, est une menace directe contre la sécurité alimentaire des Européens. Elle doit être rejetée, et la DGEnvi rappelée aux exigences de la séparation des pouvoirs.




Dear members of the European Business & Biodiversity Platform,
Many of you will probably have heard from the media about the recent developments surrounding the EU Nature Restoration Law (NLR). We would like to update you on this hot topic and to make you aware of what you can do as a business if you wish to make a mark.

The NRL is one of the EU Green Deal’s flagship laws addressing the growing pace of nature loss in Europe. The law comes in the context of the rapid degradation of nature, and the acknowledgment of the increasing risks to the sustainability and resilience of our economy and livelihoods. The NRL proposal aims to set in place policy frameworks necessary to restore nature and align climate and nature ambitions to increase the resilience of the European economy.
Many business and investor networks, as well as business associations and companiescivil society and the organisation representing the European power sector, are urging Members of the European Parliament (MEPs) to support an effective NRL. There is, however, also a strong pushback from some industry and farmer groups against EU environmental legislation which has influenced some EU decision makers, spurring a recent surge of political hesitancy. At the Council there is however an overall consensus to come to an agreement on the law to give the necessary policy direction to businesses that the EU is willing to implement its international climate and biodiversity commitments under the UN Conventions. 

In this context, on June 15th, the Environment Committee will vote on their position to move forward with this legislation, or to reject it. The vote is expected to be very tight, andif the Environment Committee rejects it, there is a very high chance that the NRL will be sent back to the Commission for its revision, which will likely not have the time to produce a new proposal before the EU elections. The task to draft and propose a new NRL would then be left to the new Commission. This would mean that another - and likely weaker - proposal would not come into force until about 2027, severely jeopardising the EU’s ability to implement its international 2030 commitments under the UN Biodiversity Convention.

As a member of the EU B&B Platform, your forward-looking perspective on the need for the adoption of a strong NRL may be crucial to the future of the economy and society. Many businesses have already been advocating for a robust NRL that would help the EU align its climate and nature objectives and give a clear policy direction to businesses.
The Cambridge Institute for Sustainable Leadership and CLG Europe are leading a campaign in support of a strong NRL. If you wish to join the campaign, you may use the , which provides key talking points and graphic materials to reach out to members of the European Parliament, and to show support via the social media storm on . 
In parallel, Business for Nature is coordinating an  calling on EU policy leaders to urgently adopt regulations in support of nature protection. Interested companies can fill up   to add their support, signing the letter with CEO, a Board member or a C-Suite’s name. The letter is high-level and builds on existing Business for Nature messaging and it will be sent directly to key decision-makers, as well as published in European media. 

To continue supporting your awareness of ongoing developments, we will be delivering a specific short webinar thus Thursday . 
Kind regards 
 

Secretariat of the European Business & Biodiversity Platform