L'accident a eu comme conséquence de renverser les wagons. Un incendie s’en est suivi. Les produits que ce convoi transportait se sont répandus dans l'atmosphère et sur le sol. Certains wagons transportaient du chlorure de vinyle, un gaz extrêmement inflamma​ble et surtout cancérogène. Il provoque deux formes de cancer du foie. L'éther monobutylique de l'éthylène glycol, présente également dans le convoi, est, quant à elle, une substance irritante pour les yeux, la peau et les voies respiratoires. Elle peut aussi avoir des effets sur le système nerveux central, le sang, les reins et le foie. L'acrylate de butyle est aussi une substance irritante pour les yeux et la peau. Elle peut provoquer une pneumonie chimique. Enfin, le benzène est un hydrocarbure qui se présente sous la forme d’un liquide incolore à l’odeur douce et sucrée. Cette substance provoque des leucémies. Le 8 février, les habitants ont été invités à rentrer chez eux. Mais certains ne veulent pas revenir craignant un danger, d’autant plus que certains animaux, dont de nombreux poissons, ont été retrouvés morts dans la zone en question.

Si aucune blessure ou décès n’ont été signalés, depuis l'accident, les habitants de la région se plaignent de maux de tête, tandis que les responsables du syndicat des chemins de fer ont déclaré qu'ils avaient depuis longtemps averti qu'un tel accident pourrait se produire parce que la réduction des coûts des chemins de fer nuisait aux mesures de sécurité.

La Norfolk Southern, l'une des compagnies de chemin de fer de classe 1 en Amérique du Nord, est vivement critiquée pour l'attitude de l'entreprise dans sa gestion de la crise. Il est notamment reproché à son PDG un manque de coordination avec les autorités locales, ainsi que d'avoir donné des « informations inexactes » et des « modèles d'impact contradictoires » concernant déversement contrôlé de produits chimiques, peut-on lire dans le New York Times. Des centaines d'habitants anxieux ont retenu leur colère en découvrant à leur arrivée dans le gymnase de la ville où se tenait une réunion d'information que les représentants de la compagnie ferroviaire invités ne seraient finalement pas présents.

Dans une missive qui lui est adressée, les sénateurs républicains, Marco Rubio et J.D. Vance, ont interrogé le démocrate Pete Buttigieg, ministère des Transports (US DOT), sur la sécurité ferroviaire : « il n'est pas déraisonnable de se demander si une équipe de deux cheminots, plus un stagiaire, est capable de surveiller efficacement 150 wagons (…) Depuis 2 ans, vous avez déjà fait preuve à plusieurs reprises d'une incompétence et d'une apathie flagrantes qui nuisent à la sécurité et à la prospérité du peuple américain, tout en donnant la priorité à des sujets peu pertinents pour le système de transport de notre pays (…) Des cas similaires dans les administrations précédentes ont conduit à des démissions (…) ». S’ils n’ont pas reçu de réponse directe, le ministre a répondu sur Twitter que « nous pourrions commencer par discuter des mesures immédiates que le Congrès pourrait prendre pour assurer la sécurité ferroviaire et réduire les contraintes imposées à l'US DOT dans ce domaine »

Le sénateur Ted Cruz, le républicain le plus haut placé dans la commission du commerce du Sénat, a quant à lui tweeté le même jour, qu'il était « d'accord avec la représentante démocrate Ilhan Omar pour dire que l’ouverture d’une enquête du Congrès était indispensable ».