« Cette réforme sera menée de façon progressive ». Premiers concernés, le 1er mai 2023 donc : les habitants des communes d'Auderghem, de Berchem-Sainte-Agathe, de Haren, de Neder-Over-Heembeek, d'Evere, de Ganshoren, de Jette, d'Uccle, de Woluwe-Saint-Pierre et de Woluwe-Saint-Lambert. Les autres communes ne devraient pas entrer dans la réforme avant la prochaine législature. « Le choix de ces communes a été fait en fonction de leur plus faible densité globale et aussi par le tri des déchets y est généralement déjà bien avancé », Alain Maron. 

Pour soutenir les ménages bruxellois dans cette réforme plus radicale, la région bruxelloise s'engage « à distribuer de façon massive des petits bacs orange, à adapter leur taille pour les appartements, à développer des solutions de poubelles de tri pour les petits appartements, à développer des composts de quartier, etc. » (Sic)

Pour Bruxelles-Propreté, malgré la vague de contestation,  « un peu de chaos, c’est éducatif et c’est sympa » (sic). Pour David Leisterh : « Rendez-vous compte, certains quartiers n’ont que 2 heures, un seul jour de la semaine, pour sortir leur poubelle. Ajoutez à cela la réduction du nombre de jour de collecte, essayez d’éviter de cuisiner du poisson en début de semaine (…) Des bourgmestres sont fâchés, des syndicats sont fâchés (…) Cette réformette de la collecte des déchets accumule les couacs (…) il reste encore beaucoup de travail pour qu’Alain Maron devienne un Monsieur Propre » 

Tout ceci, c’est sans compter le prix des sacs poubelle qui augmente, une taxe déchets ménage coup de fusil - même si réparti de manière évolutive en fonction du nombre de personnes qui composent le ménage – et une taxe déchets pour les indépendants imposée dans certaines communes aux entreprises dont le siège social est répertorié à l’adresse du domicile. Le contribuable paie donc deux fois la taxe qu’il génère ou non des déchets supplémentaires.

Des milliers de tonnes de déchets sauvages sont récoltés chaque année sur le territoire de la Ville. Et les chiffres sont en nette augmentation chaque année. La réforme risque de ne pas arranger les choses. Si c’est cela faire de la politique « autrement » …

Pour David Leisterh, si le MR souscrit au fond de cette réforme qui vise à se conformer aux exigences européennes, soit réduire de 40% nos sacs blancs via le tri des déchets organiques, le mouvement réformateur émet les plus vives critiques sur les choix opérés par le Gouvernement bruxellois, soit :

Pour lutter contre le fléau de la malpropreté en Région bruxelloise, le MR propose des sanctions plus importantes, davantage de brigades de la propreté et plus d’innovation. « Bruxelles est l’une des seules capitales, qui a des quartiers touristiques, mais qui continue de collecter les déchets de façon dépassée. On peut en effet questionner cette méthode archaïque qui consiste à déposer ses sacs-poubelle devant chez soi. Plusieurs villes européennes ont instauré des containers enterrés pour éviter de se retrouver avec des milliers de sacs qui jonchent le sol des rues », souligne aussi David Leisterh. La ville de Porto en est un bel exemple.

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Le MR regrette aussi l’uniformisation de la collecte des déchets dans l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale. En effet, pour David Leisterh, il y a des endroits où davantage de ramassages sont nécessaires, notamment pour les sacs blancs. Il propose un partenariat avec le secteur privé, avec comme prérogative de maintenir l’ensemble du personnel de Bruxelles-Propreté. C’est simple : il s’agirait de combiner les deux : « Un qui passe un jour et l’autre, le lendemain », précise-t-il.

Sanctions, innovation, partenariat … Bruxelles, plus propre avec le MR au pouvoir ?