Les CPVS sont des structures de coopération entre un hôpital, le parquet de l'arrondissement judiciaire dans lequel est situé cet hôpital et les zones de police de ce même arrondissement. Les trois premiers centres ont ouvert leurs portes en 2017. Actuellement, sept hôpitaux de notre pays disposent d'un CPVS où toute victime potentielle de violence sexuelle peut se rendre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ils proposent une prise en charge médicale, médico-légale ainsi qu’un soutien et un suivi psychologique pour les adultes, mais également pour les enfants. 

Les derniers chiffres cumulés montrent que la proportion de victimes de moins de 12 ans est en augmentation : de 11 % sur l'ensemble de l'année 2021 - soit 182 sur un total de 1 662 - à 13,5 % sur les cinq premiers mois de 2022. Certains centres sont saturés. La secrétaire d’Etat à l’Egalité des genres et des chances Sarah Schlitz (Ecolo) souhaite donc un Centre de prise en charge des victimes de violence sexuelle par parquet d'ici la fin 2023. 

Autre chiffre noir : si on apprend aux enfants à se méfier des étrangers mal intentionnés, 80% de ces abus sur mineurs ont lieu dans le cercle familial. Et quand la justice s’en mêle 70% des affaires sont classées sans suite. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) en appelle à une meilleure protection des victimes.

Un Centre de Prise en charge des victimes de Violences Sexuelles (CPVS) existe dans plusieurs hôpitaux en Belgique. Actuellement à Anvers à l'UZA, à Bruxelles à l'UMC Saint-Pierre, à Charleroi à l'UMC Marie Curie, à Gand à l'UZ Gent, à Leuven à l’UZ, à Liège à l'UMC Liège et à Roulers à l’AZ Delta. Toute victime de violence sexuelle peut s'y rendre, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En 2023, 3 nouveaux centres ouvriront à Arlon, Genk et Namur. 

Plus d’infos sur : https://www.violencessexuelles.be/centres-prise-charge-violences-sexuelles