Limitée en audience, la belle idée va s’agrandir en dehors des amphithéâtres et va s’avérer une réussite financière et affable, autrement dit un réseau « social ». C’est le « chat » qui permettra à Facebook de devenir un véritable phénomène grâce à Messenger. Le site très puritain à l’américaine n'accepte pas les clichés trop osés, qui sont systématiquement supprimés alors que parfois, c'est très anodin. Les photographies ont du succès, surtout celles des minous, je veux dire des chats. Des rendez-vous sont donnés pour divers événements et contribuent au succès !

C’est à qui, en fait ?

L’initiateur, quoique ! Une polémique verra le jour, car le projet était un travail collectif avec des « copains ». Marc Zuckerberg, étudiant en psychologie a vingt ans lorsqu’il devient ce génie de l’informatique. Daltonien de naissance, Zuckerberg choisit le bleu pour représenter son site. En ce qui concerne ses potes, il devra leur verser après un accord à l’amiable, la somme de près de 70 millions de dollars, à la suite d’une plainte déposée.

Le réseau arrive chez nous vers 2008. Nous sommes encore nombreux à utiliser ce lien. Il parait que ce sont les « seniors » qui en sont les plus friands à l’heure actuelle.  Facebook serait en perte de vitesse. Bon, on ne va pas faire les bégueules, actuellement aux alentours de sept millions de belges utilisent une des plateformes du daltonien le Zuck, fils de psychiatre. On est tous heureux d’avoir tant d’amis… et pourquoi pas ? Le pouce levé, le fameux « like » donne une jouissance à tous.

Facebook a fait des petits, avec Instagram que le gentil Zuckerberg a racheté de peur de la concurrence pour 740 millions d’euros, WhatsApp grâce à META, sa maison mère dont papa Mark est l’actionnaire et beaucoup d'autres sont dans la galaxie du maitre. D’autres plateformes sont sur le marché : TikTok, Instagram, LinkedIn, twitter (X), Snapchat (que le Zuck ne parvient pas à monnayer).

Et l’info dans tout cela ?

Facebook est devenu l’accès principal de l’info, malgré les craintes des fake news. Si nous avons le malheur de faire une manœuvre fausse ou spontanée pour certains, les algorithmes nous (r)envoient sur des sites complotistes, des sites sexuels, des sites publicitaires, des délateurs, dont il est difficile de se dépêtrer…

Nos ados et nos enfants sont nés avec le net. Je pense que cela fait partie intégrante de leur vie et qu’ils ont besoin d’être pragmatiques pour se nettoyer de leurs addictions. Il faut faire confiance à leur bon sens et à l’éducation que les parents pourraient avoir le courage de leur donner. Par exemple, essayer de préserver les propos privés qui entrainent souvent des dénonciations et des photos provoquant un harcèlement qui peut devenir tragique.

Le mal partout ?

Essayons de ne pas toujours voir le mal dans ces réseaux, ils sont un lien à nous de nous protéger et d’en profiter. Ne soyons pas des voyeurs malsains, zappons les images inutiles à notre tolérance. On dirait que le métavers (le monde virtuel) est devenu un service public comme l’électricité ou l’eau. Zuckerberg se sent maintenant envahi par l’envie de « rapprocher le monde » (bring the world together). Il veut se (re)construire une image ? Se sent-il coupable des abus provoqués par sa création ? 

Des pays jouent la désinformation comme en Inde au Brésil et encore ailleurs… L’hypothèse d’un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche fin 2024, qui relève de moins en moins de la science-fiction, va-t-elle réactiver l’image du « coupable idéal », Zuckerberg ?

Chahuté de toutes parts, Facebook a procédé à quelques ajustements pour éviter de se retrouver une fois de plus dans l’œil du cyclone comme en 2016. Rappelons-nous qu’en 2018, l’équipe de Trump avait siphonné les données personnelles de 87 millions utilisateurs de Facebook.

A l’abri de sa propre création ? 

Marc Zuckerberg, à l’abri financier, veut jouer le bon élève. On dit que notre Zuck est un anxieux et qu’il s’est fait construire un bunker. On le croyait calmé dans ses ambitions. Il s’était tourné vers des loisirs comme les arts martiaux dans son ranch hawaïen. On le croyait même à la prépension. Cependant, voilà que maintenant notre homme se bat pour être le 1er sur l’intelligence artificielle, signe qu'il veut encore devenir plus grand. 

Facebook et autres plateformes sont un plaisir immédiat de notre quotidien et font parties intégrante de nos vies… à nous de les accepter (ou pas) en les maitrisant par le bon sens. Plus féminin que masculin, le site reste très rentable financièrement et de nombreux annonceurs le prouvent. Facebook fait donc partie de notre vie, mais aussi de notre mort, car en 2033, il y aura plus de 110 millions de tombes ? En général, après le décès d'un utilisateur son compte reste actif…

En résumé, sur Facebook, parfois on a des amis qui sont comme les tomates, il faut se les farcir. Et comme dirait Michel Audiard : « ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».