L’écologisme : une trahison aux couleurs d’intégrisme iconoclaste, de l’écologie

J’emploie par ailleurs ici à dessein et très légitimement, pour qualifier cet honteux et nouveau type de barbarie à stupide connotation pseudo culturelle, le terme d’« écologisme », plutôt que celui d’« écologie », pour cette simple mais bonne raison que l’écologisme ne s’avère, en réalité, que l’outrancière cristallisation, par son extrémisme, sinon son intégrisme iconoclaste, de la véritable, saine et respectable écologie. 

L’écologisme ou, donc, la trahison, comme bon nombre d’idéologies radicales, de l’écologie ! 

Quand salir la culture équivaut à souiller ses propres idées

Quand, du reste, s’attaquer à l’art, et à ses plus grands chefs-d’œuvre, a-t-il jamais représenté un argument digne de ce nom, rationnel et objectif, pour défendre des idées, aussi nobles soient-elles ? Car, de fait, seuls les régimes dictatoriaux, qu’ils soient d’extrême-gauche ou d’extrême droite et qu’on les nomme, par-delà tout clivage politico-idéologique, « fascisme », nazisme », communisme ou « stalinisme », se sont honteusement adonnés à ce genre de pratique, particulièrement méprisable sur le plan intellectuel et abject au niveau moral.

Davantage : se rendent-ils donc compte, ces infâmes militants de l’écologisme, que c’est tout d’abord leur propre cause, leur parti et leur personne même, qu’ils souillent et avilissent, par la violence de leur geste, ainsi ? De fait : dégrader la culture ou salir l’art (dans cet odieux cas, au sens premier du terme) était déjà la pratique favorite, de sinistre mémoire, des nazis au siècle dernier lorsqu’ils taxaient certains des meilleurs peintres, en cet obscur temps-là, de « dégénérés » !

Une soupe au nauséeux (dé)goût de nazisme

Pis : jeter ainsi cette imbuvable soupe sur une des plus belles toiles de l’impressionnisme, portant en outre l’évocateur, poétique et bucolique titre de « Printemps » (dont tout authentique sympathisant de l’écologie, justement, se devrait donc, au contraire, de se réjouir), œuvre  en outre de l’un des plus grands peintres – Claude Monet, donc – de ce courant artistique majeur que fut l’impressionnisme, ne peut hélas que faire penser, sans certes vouloir comparer ici l’incomparable, aux pires propagandistes nazis précisément, du style Goebbels ou Göring, lorsqu’ils disaient « sortir leur revolver quand ils entendaient le mot culture » (ce sont du moins là les ignominieuses paroles que le dramaturge allemand Hanns Johst, fervent admirateur d’Hitler, leur attribue fièrement dans sa pièce de théâtre Schlageter, dédiée un prétendu martyr pré-nazi).

Afficher à ce point son mépris de la culture, tout autant que de l’art, fait effectivement froid dans le dos, par tout ce à quoi renvoie fatalement pareil, fanatique et périlleux réflexe comportemental : la « nazi attitude » !  

« nazi attitude » et « cancel culture » : un wokisme talibans, plus encore que d’Ayatollahs

Encore un de ces exécrables et dangereux effets pervers du wokisme, donc, cet inqualifiable mais surtout très condamnable geste, à nouveau, de ces deux ignares militantes de cette agressive « Riposte Alimentaire » ? Certes, mais pire encore : la tyrannique « cancel culture », une obscurantiste, criminelle et funeste ambition de talibans, plus encore que d’ayatollahs !

 

DANIEL SALVATORE SCHIFFER*                                           

*Philosophe, professeur d’esthétique et de philosophie de l’art (sur la Renaissance italienne, notamment) au prestigieux Institut Royal Supérieur d’Histoire de l’Art et d’Archéologie de Bruxelles (IRSHAAB), auteur d’une quarantaine de livres, dont, publiés aux Editions Erick Bonnier (Paris), « Divin Vinci – Léonard de Vinci, l’Ange incarné », « Gratia Mundi – Raphaël, la Grâce de l’Art », « La constellation Dante – Le chant du Sublime ». A paraître : « L’humain au centre du monde – Pour un humanisme des temps présents et à venir. Contre les nouveaux obscurantismes » (Editions du Cerf) et « Rockisme contre Wokisme » (Editions Erick Bonnier).