Vers un conflit généralisé ?

Et nous y allons vers ce conflit généralisé comme si les USA et la Russie étaient deux adolescents fonçant l'un vers l'autre en voiture sans qu'aucun ne veuille freiner.

C'est une grande tristesse de voir tous ces soldats russes et ukrainiens, jeunes et moins jeunes périr parfois dans d'atroces souffrances, souvent seuls sur la ligne de front dans des vidéos qui passent complaisamment sur les réseaux sociaux et à la télévision. Tristesse aussi de voir ces prisonniers russes et ukrainiens obligés de maudire leurs hiérarchies militaires pour ne pas subir la violence de ceux qui les détiennent. C'est le retour de la barbarie. Une barbarie que nous sommes coupables de ne pas avoir su éviter. Pourtant aujourd'hui la guerre entre la France et l'Allemagne en 1914 pour l'alsace lorraine et pour une domination industrielle un peu plus importante de l'une ou de l'autre parait une tragédie aberrante par rapport aux millions de morts, d'amputés et de gueules cassées.

Une troisième guerre mondiale ? Un suicide

L’important aujourd’hui est pour l’Europe est de continuer à aider l’Ukraine, qui est la pays agressé, mais aussi et avant tout de ne pas entrer en guerre avec la Russie, comme le souhaite le régime ukrainien qui nous y pousse.

Poutine est un autocrate ploutocrate qui a enclenché une guerre qui n’avait pas de nécessité , la Russie n’étant pas immédiatement menacée,  mais il n’est pas Hitler . Hitler voulait faire des slaves des esclaves voulait une Europe soumise idéologiquement au national-socialisme d’où serait exclus les Juifs. Poutine veut garder son pouvoir et remettre la main sur le Donbass. Cela ne justifie pas que les USA et l’Europe entrent en guerre.

Ajoutons que l’Europe s’est bâtie sur la victoire sur le nazisme et qu’il est contradictoire pour l’Europe d’aujourd’hui de demeurer volontairement silencieuse, alors que depuis 2014 le régime ukrainien renverse les monuments commémorant la victoire sur le nazisme et dresse des statues, baptise des stades, nomme de larges avenues en l’honneur  des nationalistes ukrainiens qui au cours de la seconde guerre mondiale ont collaboré avec les nazis et exterminé des dizaines de milliers de familles juives. 

Cette vérité ne pourra être étouffée indéfiniment et le problème devra être traité si l’Ukraine désire rejoindre l’union européenne.

Arno Klarsfeld, avocat