Actuellement, 4 millions de personnes en provenance d'Ukraine bénéficient du mécanisme de protection temporaire enclenché par le Conseil de l'Union européenne, depuis le 4 mars 2022. 63.210 personnes ayant la protection temporaire se trouvent en Belgique dont 20% se trouvent en Wallonie.

On nous dit sur la plateforme de la Région wallonne que les instances régionales avec le soutien des autorités locales, ont mobilisé leurs moyens et ont collaboré activement avec Fedasil pour assurer la répartition de l'accueil des réfugiés sur notre territoire. Mais cet accueil de crise a surtout été rendu possible grâce à l'énorme élan de solidarité de la population belge dont une grande majorité se trouve aujourd’hui empêtrée dans une situation inextricable avec des réfugiés livrés à eux-mêmes sur le râble !

On apprend aussi que, dès mars 2022, une cellule de coordination de l'accueil des réfugiés ukrainiens s'est mise en place. Composée de membres du Service public de Wallonie et des services publics régionaux, cette cellule est chargée de coordonner toutes les actions à entreprendre pour assurer l'accueil des ressortissants ukrainiens, et ce dans tous les domaines de compétence régionaux. Son principal défi : trouver rapidement des solutions d'hébergements… Tous chez l’habitant !

Quant aux informations sur les démarches à accomplir et les aides existantes dans la recherche d'une location (qu'il s'agisse d'un logement privé ou public dans une société de logement de service public ou une agence immobilière sociale) afin qu'ils puissent s'installer de manière plus durable en Wallonie, une brochure et une vidéo ont été réalisées par le SPW Logement en français, russe et en ukrainien… Cela a pris un temps fou et c’est incompréhensible !

Parmi tous ces réfugiés, 44% sont toujours domiciliés chez de généreux habitants. Tous sont sensés chercher une solution d'hébergement de moyen terme (plus de trois mois). Certains d'entre eux cherchent du travail et souhaitent donc un logement à proximité des grandes villes ou au moins des moyens de transports. Encore faudrait-il une aide réelle, des cours de langue, des transports en commun efficaces, des centres d'hébergement conventionnés bien gérés, une administration qui ne soit pas un labyrinthe de contradictions… Car la réalité du terrain ressemble plus à un champ délabré sur lequel on aurait mis la charrue avant les bœufs !

Beaucoup de promesses, encore plus de dépenses avec, cerise sur la gâteau, la solution miracle dans la rubrique Ukraine sur le Portail de l'action sociale de la Région wallonne… Et puis débrouillez-vous !